5/12: refuge de Puscaghia - fin de la piste sous le Saltare
Dans la série "psychopat day", la suivante...
Tu te l'aies coulé douce, Gary, depuis le début (je redécouvre les joies de l'utilisation du subjonctif depuis que j'écris ce blog)? On va faire chauffer la bête pour les derniers jours (plus que deux malheureusement).
Bon, je me suis endormi sous l'orage.
Comment sera le réveil?
Ah ben oui, il pleut plus. On peut pas dire qu'il fasse soleil non plus pour l'instant. Il fait lune.
Je ne le sais pas encore, mais c'est la journée de mes plus belles photos, alors je vais pas vous embêter avec mes délires. Place à l'image.
Alors sur la montée au Capronale...
![P1030935 [Résolution de l'écran]](https://img.over-blog.com/500x375/2/85/67/07/5-12/P1030935--Resolution-de-l-ecran-.JPG)
![P1030938 [Résolution de l'écran]](https://img.over-blog.com/500x375/2/85/67/07/5-12/P1030938--Resolution-de-l-ecran-.JPG)
Si moi j'ai dormi comme une souche, de nombreuses traces de pattes me laissent penser qu'ils y'en a qui s'en sont donnés à coeur joie cette nuit. Mais où sont ces bestioles que je cherche comme les conquistadores cherchaient la source de jouvence?
Suffit de lever la tête (je vous fais grâce des dizaines de clichés)
![P1030948 [Résolution de l'écran]](https://img.over-blog.com/500x375/2/85/67/07/5-12/P1030948--Resolution-de-l-ecran-.JPG)
![P1030942 [Résolution de l'écran]](https://img.over-blog.com/500x375/2/85/67/07/5-12/P1030942--Resolution-de-l-ecran-.JPG)
Pour montrer à quel point je suis un artiste photographeur, une première photo avec l'arbre au premier plan dans l'ombre et la montagne au soleil puis une deuxième où c'est que (salut frérot) c'est le contraire... Oui, bon, j'ai pas fait exprès mais le résultat est là et puis d'abord, y'a que moi qui suis censé le savoir.
![P1030951 [Résolution de l'écran]](https://img.over-blog.com/600x450/2/85/67/07/5-12/P1030951--Resolution-de-l-ecran-.JPG)
Bon, pour la deuxième, je sais pas choisir. Celle là est peut être mieux.
Oh, on voit le chemin de montée au col en bas à gauche.
La montée n'est pas très raide même si je rame un peu ce matin.
Et enfin le col, suivant les traces d'un renard qui lui restera discret.
Le col...
Mon coup de gueule du jour.
J'en ai marre des randonneurs qui balancent leurs peaux d'orange après les avoir épluchées. Merde!!! Ils espèrent quoi? Qu'un oranger va pousser là où ils les ont balancées? qu'un piaf ou qu'un rat va les becter?
Oui, c'est biodégradable, d'accord, mais à quelle vitesse? Il faut plusieurs années pour faire disparaitre ces traces de la négligence. Qu'est ce que ça coûte de les ramener avec soi?
Pourquoi ça m'énerve aujourd'hui plus que d'habitude? Parce que d'habitude, ça me gave déjà bien, mais là, ça me met hors de moi.
Parce qu'un galiboy a balancé ses écorces sur le petit crucifix du Capronale. Petit cours de petite histoire locale pour expliquer ma colère. Un berger de 18 ans a planté le crucifix au col juste avant de partir dans les tranchées de la guerre de 14-18, en priant je sais pas qui de lui permettre de revenir un jour au pays. Il a pas été écouté (c'est à dire aussi que le bon dieu avait du taf à ce moment là). Il est mort au front.
Balancer des déchets sur le crucifix, c'est comme chier sur la tombe d'un défunt.
Voilà, je suis énervé maintenant.
Regardez ma ganache quand je suis contrarié... (le crucifix est juste derrière)
Un dernier regard vers la haute vallée de la Lonca.
Un premier regard sur la vallée du Fango (et pas le dernier... si vous saviez...pfffff)
C'est marrant moi je trouve ces contrastes entre versants.
Premiers mètres dans la descente du capronale, côté Mont Estremo. Quel chemin extraordinaire, large, parfaitement calladé, des cassis réguliers... Quel travail de titan... Et les Corses, c'est des fainéants qu'y disent ces cons. Qu'est ce que j'en ai marre de ces clichés à deux balles. Je me rappelle d'un Lyonnais au boulot à Nice qui disait que sans eux, on vivrait encore dans les arbres dans le sud. Il s'est fait viré pour incompétence...ahahah.
Mais pour quoi faire? C'est ça que j'ai du mal à comprendre dans certains secteurs. Etait ce ici une voie de communication si importante à l'époque. Quand on voit la raideur des rampes sur ce versant, on a du mal à imaginer qu'on (euh...plutôt "qu'ils" parce que moi...euh, y'a longtemps que je serais cloué au lit avec un lumbago) ait pu construire un sentier aussi large.
On voit encore les traces de mon ami le renard sur la photo.
Le massif du Tafonatu (mais j'en suis pas encore sûr sûr au moment de la photo)
![P1030963 [Résolution de l'écran]](https://img.over-blog.com/500x375/2/85/67/07/5-12/P1030963--Resolution-de-l-ecran-.JPG)
Descente très longue, qui ne veut pas en finir.
Je commence à fatiguer. Besoin de faire un break.
Parfois, ça fait du bien de faire une pause. Je m'arrête. Laisse tomber le sac par terre et me retourne pour regarder le chemin accompli.
Et là, Zeus...Tombage sur les fesses.
J'ai le spectacle de l'année sous les yeux. Même les spécialistes corses me l'envient
(kssss...kssss...kssss (essayez d'imaginer le rire de Diabolo dans les Fous du Volant, j'arrive pas à le faire en onomatopées (oui, je sais, mais c'est ma génération)).
The Tafonatu west side.
![P1030969 [Résolution de l'écran]](https://img.over-blog.com/600x450/2/85/67/07/5-12/P1030969--Resolution-de-l-ecran-.JPG)
Ah oui, je crois que c'est l'un des plus beaux spectacles que j'ai vus.
Bon, je mets en concurrence avec un coucher de soleil à Porto au mois de mai dernier.
ou encore, plus exotique avec le Kambar en Islande ce mois d'août.
Ah ben oui, ça crache dans cet article. On pourra pas dire que je fais pas dans l'éclectique.
Revenons à nos mouflons.
M..., un gué à franchir. Pffff, remettre les tongs.
Ca me fait sourire, ça va.
Quelle dégaine... Bon, Valérie, voilà la réponse à une de tes questions.
![P1030974 [Résolution de l'écran]](https://img.over-blog.com/500x375/2/85/67/07/5-12/P1030974--Resolution-de-l-ecran-.JPG)
Bon, pendant que je sèche, retournons au fabuleux.
![P1030975 [Résolution de l'écran]](https://img.over-blog.com/600x450/2/85/67/07/5-12/P1030975--Resolution-de-l-ecran-.JPG)
![P1030976 [Résolution de l'écran]](https://img.over-blog.com/600x450/2/85/67/07/5-12/P1030976--Resolution-de-l-ecran-.JPG)
Style effect now. Ca marche pas à tous les coups. Oups, j'ai loupé la mise au point. Bon, vous savez qu'il y a des chataigners en Corse maintenant.
Finie la rigolade...
Maintenant, c'est long pour finir d'arriver à Mont Estremo.
Ca fait déjà moins rêver.
les premières maisons juste avant le village sont dans un environnement génial. Figuiers de barbaries, figuiers tout court et oliviers avec montagnes enneigées au-dessus.
on voit bien la trouée du Capronale sur la photo suivante.
Un peu après Mont Estremo, je dois prendre la piste qui longe le Fango.
Enfin, avant de longer le Fango, il faut commencer par remonter la piste dans un secteur de maquis rasant.
Il fait chaud maintenant. Je ne suis qu'à 300 mètres d'altitude. Grand soleil, plus de vent... je suis en plein été.
Longue descente jusqu'aux rives de la rivière.
La mer n'est pas loin.
Il faut descendre vraiment jusqu'au bord de l'eau.
Il y'a de superbes campagnes le long de l'eau, ce qui peut être intéressant à savoir pour un bivouac futur.
Maintenant, il faut suivre la piste jusqu'à son terminus, et c'est vraiment très long quand on a déjà plusieurs heures dans les canes.
Pas vraiment marrant. le soleil est descendu. La montée se fait à l'ombre dans un vallon très humide.
Malgré tout de superbes vues, mais je suis trempé de sueur et je commence à vraiment me cailler.
J'arrive complètement déglingué au terminus de la piste.
Pas d'emplacement possible pour dresser la tente en dehors de la piste. Je me recule un peu pour atténuer le bruit de la chute d'eau et je monte donc le bivouac sur les graviers du chemin. Impossible de planter les sardines sur le terrain damé (dammé? damné? damned... je sais pas). Heureusement qu'il n'y a absolument pas un souffle de vent et que ma tente est autoportante. Je remplace les sardines par des cailloux (en Corse, on en trouve quelques-uns de temps en temps, heureusement).
Il reste une heure avant la nuit. Vite, récupérer du petit bois pour le réchaud, bien se couvrir, gants, bonnet, polaire et parka et profiter du spectacle du soleil couchant.
Ca, c'est un peu avant.
Là, ça va pas tarder
Maintenant, on y'est en plein au début...
![P1030999 [Résolution de l'écran]](https://img.over-blog.com/600x450/2/85/67/07/5-12/P1030999--Resolution-de-l-ecran-.JPG)
Et à la fin
![P1040006 [Résolution de l'écran]](https://img.over-blog.com/600x450/2/85/67/07/5-12/P1040006--Resolution-de-l-ecran-.JPG)
Derrière, c'est le cirque de la Solitude.
Et puis après la fin, ben il fait nuit.
C'est vraiment le problème de cette époque de l'année. il fait nuit noire dès 18h00.
Avec l'humidité du vallon, l'intérieur de ma tente est déjà mouillé.
Un bon petit 3°C dehors. Glaglagla.
Après m'être cassé les yeux aujourd'hui avec toutes ces beautés, il est temps de se casser le ventre.
Le bois est bien mouillé. Le réchaud marche bien mais c'est galère pour maintenir une flamme constante et bien vive. Plus d'un quart d'heure pour faire bouillir mon litre d'eau.
Noix de cajou
Lyo pasta milanese (avec l'accent)
Lyo crême caramel
Thé citron gingembre (pour lutter contre ma DS)
Puis longue veille avec mes énigmes en m'aidant de ma frontale à dynamo de chez décath' (je réserve la vraie avec des piles pour les instants délicats éventuels).
Je m'endors comme un caillou (c'est bien connu que les cailloux dorment à poings fermés, déjà qu'ils gèlent à pieere fendre) vers 19h30.
![puscaghia - estremo [Résolution de l'écran]](https://img.over-blog.com/363x500/2/85/67/07/5-12/puscaghia---estremo--Resolution-de-l-ecran-.jpg)
Tu te l'aies coulé douce, Gary, depuis le début (je redécouvre les joies de l'utilisation du subjonctif depuis que j'écris ce blog)? On va faire chauffer la bête pour les derniers jours (plus que deux malheureusement).
Bon, je me suis endormi sous l'orage.
Comment sera le réveil?
Je ne le sais pas encore, mais c'est la journée de mes plus belles photos, alors je vais pas vous embêter avec mes délires. Place à l'image.
Alors sur la montée au Capronale...
Suffit de lever la tête (je vous fais grâce des dizaines de clichés)
Pour montrer à quel point je suis un artiste photographeur, une première photo avec l'arbre au premier plan dans l'ombre et la montagne au soleil puis une deuxième où c'est que (salut frérot) c'est le contraire... Oui, bon, j'ai pas fait exprès mais le résultat est là et puis d'abord, y'a que moi qui suis censé le savoir.
La montée n'est pas très raide même si je rame un peu ce matin.
Mon coup de gueule du jour.
J'en ai marre des randonneurs qui balancent leurs peaux d'orange après les avoir épluchées. Merde!!! Ils espèrent quoi? Qu'un oranger va pousser là où ils les ont balancées? qu'un piaf ou qu'un rat va les becter?
Oui, c'est biodégradable, d'accord, mais à quelle vitesse? Il faut plusieurs années pour faire disparaitre ces traces de la négligence. Qu'est ce que ça coûte de les ramener avec soi?
Pourquoi ça m'énerve aujourd'hui plus que d'habitude? Parce que d'habitude, ça me gave déjà bien, mais là, ça me met hors de moi.
Parce qu'un galiboy a balancé ses écorces sur le petit crucifix du Capronale. Petit cours de petite histoire locale pour expliquer ma colère. Un berger de 18 ans a planté le crucifix au col juste avant de partir dans les tranchées de la guerre de 14-18, en priant je sais pas qui de lui permettre de revenir un jour au pays. Il a pas été écouté (c'est à dire aussi que le bon dieu avait du taf à ce moment là). Il est mort au front.
Balancer des déchets sur le crucifix, c'est comme chier sur la tombe d'un défunt.
Voilà, je suis énervé maintenant.
Regardez ma ganache quand je suis contrarié... (le crucifix est juste derrière)
Premiers mètres dans la descente du capronale, côté Mont Estremo. Quel chemin extraordinaire, large, parfaitement calladé, des cassis réguliers... Quel travail de titan... Et les Corses, c'est des fainéants qu'y disent ces cons. Qu'est ce que j'en ai marre de ces clichés à deux balles. Je me rappelle d'un Lyonnais au boulot à Nice qui disait que sans eux, on vivrait encore dans les arbres dans le sud. Il s'est fait viré pour incompétence...ahahah.
Mais pour quoi faire? C'est ça que j'ai du mal à comprendre dans certains secteurs. Etait ce ici une voie de communication si importante à l'époque. Quand on voit la raideur des rampes sur ce versant, on a du mal à imaginer qu'on (euh...plutôt "qu'ils" parce que moi...euh, y'a longtemps que je serais cloué au lit avec un lumbago) ait pu construire un sentier aussi large.
On voit encore les traces de mon ami le renard sur la photo.
Je commence à fatiguer. Besoin de faire un break.
Parfois, ça fait du bien de faire une pause. Je m'arrête. Laisse tomber le sac par terre et me retourne pour regarder le chemin accompli.
Et là, Zeus...Tombage sur les fesses.
J'ai le spectacle de l'année sous les yeux. Même les spécialistes corses me l'envient
The Tafonatu west side.
Bon, je mets en concurrence avec un coucher de soleil à Porto au mois de mai dernier.
ou encore, plus exotique avec le Kambar en Islande ce mois d'août.
Ah ben oui, ça crache dans cet article. On pourra pas dire que je fais pas dans l'éclectique.Revenons à nos mouflons.
M..., un gué à franchir. Pffff, remettre les tongs.
Quelle dégaine... Bon, Valérie, voilà la réponse à une de tes questions.
Bon, pendant que je sèche, retournons au fabuleux.
Style effect now. Ca marche pas à tous les coups. Oups, j'ai loupé la mise au point. Bon, vous savez qu'il y a des chataigners en Corse maintenant.
Maintenant, c'est long pour finir d'arriver à Mont Estremo.
Ca fait déjà moins rêver.
on voit bien la trouée du Capronale sur la photo suivante.
Il fait chaud maintenant. Je ne suis qu'à 300 mètres d'altitude. Grand soleil, plus de vent... je suis en plein été.
Longue descente jusqu'aux rives de la rivière.
La mer n'est pas loin.
Maintenant, il faut suivre la piste jusqu'à son terminus, et c'est vraiment très long quand on a déjà plusieurs heures dans les canes.
Pas vraiment marrant. le soleil est descendu. La montée se fait à l'ombre dans un vallon très humide.
Malgré tout de superbes vues, mais je suis trempé de sueur et je commence à vraiment me cailler.
Il reste une heure avant la nuit. Vite, récupérer du petit bois pour le réchaud, bien se couvrir, gants, bonnet, polaire et parka et profiter du spectacle du soleil couchant.
Ca, c'est un peu avant.
Et puis après la fin, ben il fait nuit.
Avec l'humidité du vallon, l'intérieur de ma tente est déjà mouillé.
Un bon petit 3°C dehors. Glaglagla.
Après m'être cassé les yeux aujourd'hui avec toutes ces beautés, il est temps de se casser le ventre.
Le bois est bien mouillé. Le réchaud marche bien mais c'est galère pour maintenir une flamme constante et bien vive. Plus d'un quart d'heure pour faire bouillir mon litre d'eau.
Noix de cajou
Lyo pasta milanese (avec l'accent)
Lyo crême caramel
Thé citron gingembre (pour lutter contre ma DS)
Puis longue veille avec mes énigmes en m'aidant de ma frontale à dynamo de chez décath' (je réserve la vraie avec des piles pour les instants délicats éventuels).
Je m'endors comme un caillou (c'est bien connu que les cailloux dorment à poings fermés, déjà qu'ils gèlent à pieere fendre) vers 19h30.
![puscaghia - estremo [Résolution de l'écran]](https://img.over-blog.com/363x500/2/85/67/07/5-12/puscaghia---estremo--Resolution-de-l-ecran-.jpg)