Hiver 2010: Cagne - Amen - Pointe des 4 Cantons
Ah ben oui, cest pas beaucoup de sorties pour trois mois d'hiver.
On sait que je déteste la neige au plus haut point. elle est tombée tellement bas. Mais bon, ce n'est pas une excuse. Jadis in time, j'allais bien trainer en bord de mer et notamment dans l'Estérel en attendant la fonte au printemps.
Et puis j'ai trouvé un nouveau truc, que je détestais pourtant au moins autant que la neige: le vélo. J'essaie d'aller aussi souvent que possible au boulot avec cet outil. 20 bornes A/R environ.
Quand il fait nuit, par la piste cyclable qui longe la zone de Carros, donc tout plat mais à fond à fond pour bien me bruler les cuisses. Et le jour par les collines via Carros village et Le Broc.
Donc les envies d'aller prendre l'air à pied un peu moins fréquentes ces derniers temps. Toutefois, avec les premiers rayons, le goût de la montagne revient au galop.
Entre temps, qu'est que j'ai fait? trois petites sorties, certaines vraiment très petites.
D'abord, j'ai voulu faire le circuit d'Amen vers Guillaumes dans les roches rouges, connu archi connu mais si beau... La dernière grosse rando que j'avais faite avec mon vieux toutou qui voyait même plus où poser ses pattes et qui tombait dans tous les trous du chemin (ah... nostalgie...)
Amen, mi février, on sait qu'il va y'avoir de la neige... donc je prends les raquettes au cas où. Comme j'ai pas envie de faire de la raquette, je décide de ne pas faire le tour habituel mais de me contenter d'un A/R retour le long de la clue sans monter jusqu'au hameau. Je sais que cette zone n'est pas très haute en altitude et exposée plein sud, donc normalement déneigée.
Sauf que... pour y parvenir... c'est exposé du mauvais côté.
Toute la montée dans la neige. La flemme de mettre les raquettes et puis ça va pas durer, je vais basculer du bon côté. Plus d'une heure dans une neige très molle, ça tue. Je capitule et mets enfin les raquettes. Moins de cinq minutes après, enfin plein sud et plus du tout de neige... ahhhhhhhh... mais maintenant que j'ai les raquettes aux pieds, il est hors de question de les retirer si vite. Et me voila à marcher dans les rochers avec les raquettes. Vraiment pas pratique du tout. Tel pingouin sur la banquise...
Ca me saoule donc instantanémént et je rentre à la maison.
Voilà une sortie pour le moins réussie.
Quelques photos...
la cascade d'Amen, haut lieu de canyoning.
Zoomée... je sais plus la hauteur exacte, mais 2*40 mètres de mémoire.
Bon, elles sont prises de la route ces deux là, oui, je le reconnais. Maintenant les photos de cette sortie extraordinaire.
La faille des gorges de Daluis.
La route d'accès à Villeplane et le massif du Saint-Honorat
Et enfin le chemin parcouru en raquettes
. No comment...
Une autre fois, après un épisode de pluie conséquent, jai décidé d'aller au bord de la cagne au dessus de Vence. C'est un endroit que j'adore fréquenter quand il vient de pleuvoir et que le débit de la rivière est important.
Je me rappelle une fois une crise de nerf (petite) lors d'un été très chaud où la rivière était totalement à sec (do you remember, Fabienne
).
Là, elle est pas à sec, que non... et en plus le cadenas qui ferme la grille qui mène à la source du Riou a été forcé. Je peux donc en profiter pour la première fois pour visiter les grottes...
Attention, l'escalier qui y mène est très glissant quand on y monte dans ces conditions très humides.
La source du riou quand elle est vraiment puissante...
Nous sommes à quelques km du centre de Vence.
L'entrée proprement dite des gorges, avec des escaliers taillés dans la roche pour mener aux installations de pompage (où je ne sais quoi).
Ensuite, c'est un enchainement continu de biefs et de cascades surprenants. Un endroit magique, frais même au coeur de l'été.
La petite cascade sur la gauche couvre un escalier qui mène à un petit belvédère extrêmement glissant dominant un très beau resserrement de la gorge
Chaussures étanches indispensables en février.
Mais quelle vue sur la cascade juste derrière...
Si l'on a aimé ce premier passage, il est tentant de continuer sur un sentier de la même veine, mais beaucoup plus difficile. Il est certain dans les conditions de ce jour que l'on finira trempé en sortant de la vire. Mais quel régal... Attention, encore une fois, ça glisse énormément et il n'y a pas de main courante.
Derrière, festival de cascades. Il y'en a trois qui se succèdent en moins de 500 mètres. Au delà, la rivière est moins tourmentée et moins esthétique (encore qu'après le col de Vence, il y'ait une autre très grosse cascade mais ce sera le sujet d'une autre balade).
Les cascades... plus des exercices d'entrainement à la prise de photos en mode vitesse lente.
Je disais que le mode lent pour prendre les cascades était juste un effet de mode, mais qu'en fait le mode rapide restituait beaucoup mieux la puissance de l'eau. J'en dis des c... des fois.
cqfd...
cqfd 2...
cqfd 3...
Et pour finir...
Mi avril, je me suis enfin décidé à sortir pour de vrai. La pointe des Quatre cantons au départ de Bairols. Un peu plus de 1000 mètres de déniv.
Rando pas très intéressante d'un point de vue esthétique, toujours dans la forêt. Ceux qui aiment la botanique seront ravis de se voir passer progressivement de l'étage méditérannéen à l'étage alpin. Par contre, vu qu'on monte dans la forêt, on n'y voit pas grand chose avant le sommet qui lui par contre est bien dégagé et offre un magnifique panorama.
Le sentier est évident depuis le lacet sous le village. Il monte raide en de nombreux lacets et offre de très belles vues sur la Tinée en dessous.
Il rejoint une petite route goudronnée que l'on suit environ 500 mètres sur un replat avant de redonner un petit coup de cul qui amène au lieu-dit du Lac (y'a pas de lac, soyez pas déçus).
La plus belle partie de l'itinéraire se situe juste après lorsque le sentier monte sur le fil de la crête avant de se perdre dans la forêt sur la face ouest de la pointe.
Il y'a fort à parier que tout le monde perde le fil du chemin. Bon, ça a été mon cas, mais il faut dire qu'il y'avait un peu de neige résiduelle et que le sentier n'était pas encore marqué par le passage des randonneurs. Si ça arrive, pas de problème, monter plein nord jusqu'à la crête orientée est-ouest puis suivre celle ci pas très loin du fil jusqu'au sommet.
Sommet défendu par un cousin de king kong...
Magnifique vue au sommet.
Bon, ça va, depuis l'an dernier, le Mounier n'a pas bougé et Ilonse n'a pas disparu.
Tiens, il semblerait que j'ai pris des joues depuis la Corse cet hiver...
Retour par le même itinéraire.
Il est temps de passer aux choses sérieuses. Je commence à avoir des fourmis dans les jambes. La forme est là, il faut en profiter.